Acro yoga, du beaux à deux

Par Valérie Besson

Aussi spectaculaire qu’exigente, l’acroyoga fait de plus en plus d’adeptes en Occident. Deux partenaires exécutent des postures de yoga chorégraphiées sur fond musical, voilà le style montréalais d’acroyoga. Car, comme dans le milieu du hip-hop, il y a plusieurs styles d’acroyoga. Créée dans les années 1990, cette innovante discipline réunit le yoga, la danse et les acrobaties. D’où vient-il et comment est-il né?

« J’aime créer quelque chose de beau avec un autre être humain. » Jessica Golberg
« Le yoga c’est l’intériorisation et l’acroyoga c’est l’expression. » David Côté

« Contrairement à une séance de yoga où à la fin, on se sent zen et relaxé, avec l’acroyoga on est plutôt super excité et plein d’énergie. » Jill Campbell

Qui a fondé l’acroyoga?
Les premiers à mélanger la danse, les postures de yoga et l’acrobatie semblent bien être le couple de Montréalais Jessica Goldberg et Eugene Poku, danseurs de profession,. Ils auraient aussi utilisé en premier le terme acroyoga en 1998. Puis quelques années plus tard en 2003, dans la baie de San Francisco, deux Californiens, Jason Nemer et Jenny Sauer-Klein, une professeure de yoga et d’arts du cirque et un ancien champion de gymnastique acrobatique, ont aussi assemblé le yoga, l’acrobatie et le massage thaï et l’ont aussi appelé aussi acroyoga. Deux écoles, deux styles ont ainsi vu le jour presque en même temps. Et cette déclinaison aérienne des postures de yoga s’impose désormais comme une discipline innovante de plus en plus présente en Occident.

 

En quoi cela consiste-t-il?
Les deux partenaires exécutent ensemble différents mouvements, un des deux se trouve au sol et soutient son partenaire qui exécute une posture. Une série de poses d’acroyoga sont répétées dans un flux continu. Mais il y a aussi des poses statiques.
L’AcroYoga peut être solaire (acrobatique) ou lunaire (thérapeutique), l’aspect « solaire » intègre des jeux et figures acrobatiques à deux ou plusieurs, alors que l’aspect « lunaire » met l’accent sur la détente et le lâcher-prise.

Rôles
Il y en fait trois rôles qui sont :

base (celui qui porte),

voltigeur (flyer, celui qui est porté),

gardien (spotter, celui qui surveille).
La base est la personne couchée sur le sol, les jambes et les bras levés. C’est elle qui fait « voler » le ‘voltigeur’ (ou flyer en anglais) en l’air. Les principaux points de contact avec le Voltigeur sont les pieds (souvent placés sur les hanches du Voltigeur, l’aine ou l’abdomen inférieur) et les mains (par les poignées ou saisissements des épaules).
Le voltigeur (Flyer) est la personne soulevée par la base qui fait une série de positions dynamiques ou laisse la gravité faire le travail pour elle. Le rôle du voltigeur qui sollicite beaucoup les abdominaux, nécessite de la souplesse, de l’équilibre et de la confiance en soi.
Le gardien (Spotter) surveille le voltigeur et la base, pour sécuriser et faciliter l’échange verbal entre les deux. Il place ses mains de manière à ce que le voltigeur puisse redescendre en douceur s’il perd l’équilibre. Il peut aussi donner des consignes, diriger la base et le voltigeur dans l’exécution de l’acrobatie.

Bénéfices
En plus des exercices de renforcement de la force, l’acroyoga améliore la concentration. Les éléments de massage peuvent fournir le soulagement au stress.
Ce style de yoga demande un entraînement intense, mais donne aussi un immense sentiment de communauté en donnant la possibilité de s’extérioriser. Le plus gros défi est d’apprendre à faire confiance et se faire confiance. On communique, on donne et on reçoit, ce qui apporte des bienfaits émotionnels que l’on ne retrouve pas dans le yoga en solo.
Le renforcement musculaire sera travaillé dès les premières séances en position de porteur, et la souplesse dans le rôle de l’acrobate.
L’acroyoga permet ainsi de cultiver la créativité lors de la réalisation de figures libres ou imposées et donne un sentiment de liberté.
Pas besoin d’être ultra-musclé ou confirmé en yoga pour l’essayer, les cours sont ouverts aux débutants, et on vous trouvera un partenaire de votre gabarit.
Venez faire du Family AcroYoga avec vos enfants! Les parents apprennent à « baser » et à « faire voler » leurs enfants à travers des jeux.
Une séance de ce yoga se déroule :
Les participants se préparent individuellement en pratiquant les asanas pour s’échauffer tout en développant leur force, la coordination ainsi que la souplesse.
La séquence avec le ou les partenaires est une suite créative de postures ou d’étirements.
Le vol ou le portage utilise l’inversion et la gravité pour détendre et allonger la colonne vertébrale.
La voltige et les acrobaties sont les expressions les plus dynamiques de la séance et demandent un certain niveau de pratique.

« Le pied un peu plus à droite »
Bart Adins, professeur d’acroyoga à Bruxelles, explique à RTL.be : « Le yoga, c’est l’intérieur, la spiritualité, la respiration, c’est sérieux… Après le cours, on avait envie de faire ensemble quelque chose de différent. L’acroyoga était donc une activité idéale pour s’extérioriser, créer des liens dans le groupe d’élèves. » Première pose à réaliser par des débutants, intitulée “The chair” (la chaise), chacun réussit avec plus ou moins de difficulté. « Le pied un peu plus à droite », « Tend tes bras », « Pousse sur tes jambes », les trois personnes impliquées y vont toutes de leurs consignes pour parvenir à la figure. « C’est un défi de communication », insiste le professeur.
« Une bonne mémoire est indispensable pour se souvenir de la suite des mouvements. Mais bien guidés, nous avons tous réussi ces exercices, souvent à notre grande surprise, commente un débutant. Quand j’ai vu les figures en vidéo, ça me semblait impossible ». « Les gens sont étonnés de la vitesse à laquelle ils peuvent apprendre les positions de base », constate Bart.

« C’est un jeu, résume Bruno Charest, un nouvel adepte d’acroyoga à La Presse. On fait un monstre humain à deux, à trois et même à cinq. On apprend à composer avec l’autre pour former une symbiose. » Ce sont généralement les yogis qui décident de faire de l’acrobatie plutôt que les acrobates qui décident de faire du yoga. « Mais c’est vraiment pour tout le monde », indique Jessica Goldberg, du studio Ashtanga Yoga de Montréal. Comme pour tout nouvel exercice, il faut toutefois connaître ses faiblesses. Les personnes souffrant de troubles cardiaques, d’hypertension ou de graves maux de dos devront s’abstenir. »
« Pour moi, c’est faire quelque chose de créatif avec une autre personne. On partage un moment dans le temps avec le corps en mouvement. Cela donne une bonne communication avec un autre être humain sans avoir à se parler. »

« Suis-je dans un cours de yoga, de cirque ou de théâtre ? » « Les trois », répond Costa Koutrokois du studio Zéro Gravit au magazine Châtelaine. Il s’agit de retrouver le sens du jeu, le plaisir de bouger avec l’innocence de l’enfance et la joie d’entrer en communication avec l’autre. Difficile de faire la posture de la chandelle en équilibre par-dessus son partenaire ? Oui. Mais pas autant que de partager confiance, communication et proximité physique avec quelqu’un qu’on ne connaît pas… On expérimente une prise de conscience de son propre corps et une écoute sans faille de celui de l’autre. C’est à ce moment que se produit ce que les adeptes appellent le « flux », cette continuité fluide des mouvements qui fait de l’acroyoga une danse aussi magnifique à regarder qu’exigeante à exécuter.

« Il est vrai que l’acroyoga séduit beaucoup les hommes, car certains exercices nécessitent de soulever son partenaire, ce qui requiert une certaine force physique, explique Jill Campbell, professeure à Acro-yoga Montréal, à Canöé. Mais il ne faudrait surtout pas résumer l’acroyoga à cette notion d’effort physique, l’acroyoga est avant tout une façon de trouver l’équilibre, de bouger dans l’espace avec un partenaire ou plusieurs tout en se concentrant sur la synchronisation de sa respiration avec celle de son partenaire. Quand on fait de l’acroyoga, il est important d’être dans le moment, ce qui veut dire être conscient de ce que l’on ressent, des réactions de notre corps, de la communication avec son partenaire. En plus, contrairement à une séance de yoga où à la fin, on se sent zen et relaxé, avec l’acroyoga on est plutôt super excité et plein d’énergie. »

Jessica Goldberg et Eugene Poku, danseurs professionnels, se rencontrent en 1982 à Montréal. Elle dansait le ballet et le jazz et Eugene était danseur de rue. En 1998, le yoga devient partie prenante de leur fusion. Bien qu’ils aient débuté plus tôt le yoga afin d’améliorer leurs performances, le yoga est alors rapidement passé au premier plan, devenant le centre de leurs performances et de leur vie. En juin 2004, avec Allison Ulan, ils deviennent copropriétaires, codirecteurs et cofondateurs du Ashtanga Yoga Montréal.

 

Entrevue : Jessica Golberg d’Acroyoga Montréal

Yoga Mondô : Comment avez-vous commencé l’acroyoga?
Jessica Goldberg : Avec Eugène nous avons dansé ensemble pendant 20 ans, et il y a 15 ans, nous avons eu envie de faire quelque chose de nouveau en restant toujours ensemble, quelque chose d’endurant et de moins dynamique que le danse et on s’est mis à faire un mélange de yoga, de danse et d’acrobaties que l’on a appelé Acroyoga en 1998. Au tout début, nous l’appelions Acroyoga Fusion. Et un jour, un de nos professeurs a vu la même activité aux États-Unis, mais avec l’ajout de massage thaï et sans l’aspect danse qui s’appelait Acroyoga aussi. C’est un style plus thérapeutique. Nous avons enregistré acroyoga.com en 2005 et eux acroyoga.org en 2006 donc presque en même temps. C’était le début de leur voyage alors que nous en étions déjà au milieu.

Peut-on dire que vous êtes les fondateurs de l’acroyoga?
Jessica Goldberg : On ne peut pas dire que nous en sommes les fondateurs, car nous n’avons rien découvert. Cela fait des milliers d’années qu’il y a du yoga et les postures d’acroyoga existaient déjà bien avant nous. Mais on a fondé un style d’acroyoga.

Quelles sont les différences de style?
Jessica Goldberg : Le style américain est plus acrobatique. Les Américains prennent un mouvement et le répètent, ils n’ont pas de flow ni de musique. Notre style est plus basé sur la danse avec la musique et des enchaînements de 1 à 15 minutes. Il n’y a qu’à Montréal que l’on fait des enchaînements de 15 minutes, c’est le « Montréal’s style » unique!

Quels bienfaits en retirez-vous?
Jessica Goldberg : L’acroyoga est la seule chose qui capte toujours mon intérêt, car il y a le côté physique et les rôles qui sont interchangeables, donc cela varie beaucoup. Je trouve aussi intéressant que dans le duo formé par les deux pratiquants, on puisse voir qui perd le contrôle, qui retient, qui est le boss? Quand je le pratique avec Eugène avec qui je suis en couple j’observe mes réactions. Je vois lorsqu’on commence à perdre tous les deux nos rôles typiques et qu’on devient « adaptables ». Vous savez, il n’y a pas besoin de devenir une « super star d’acroyoga ». J’aime aussi beaucoup l’idée d’appartenir à une communauté et de créer quelque chose de beau avec un autre être humain. On veut changer le monde une respiration à la fois.

Quel est le plus gros défi de l’acroyoga?
Jessica Goldberg : Pour moi, il faut que l’acroyoga reste entre les mains des débutants, qu’il ne soit pas destiné uniquement à un type de corps, mais qu’il demeure un outil qui créer une communauté. En yoga, on est tout seul sur son tapis, en acroyoga on touche littéralement l’autre, c’est une histoire à 2 ou 3, voire 4. Le pire ennemi qui guette l’acroyoga est qu’il devienne élitiste ou trop commercial.

Formez-vous des professeurs d’acroyoga?
Jessica Goldberg : Oui depuis une dizaine d’années, nous formons des professeurs ici à Montréal, ainsi qu’en Arizona et, bientôt nous irons en Italie, car il y a une demande en Europe. Pour la formation professionnelle, les candidats doivent être en bonne forme, montrer qu’ils sont déjà capables d’enseigner le yoga ou de montrer un flow. Pour les débutants, il y a des stages spécifiques pour les nouveaux. Pour une formation de qualité, il y a aussi l’acrorevolution de Seattle.

Entrevue David Côté, professeur d’acroyoga

Il fut président de la compagnie Crudessence pendant 7 ans et maintenant, il co-dirige Loop, des jus à partir de légumes destinés aux poubelles, mais pourtant encore très bons. Spiritualo-businesso-écolo, il parle à la vitesse de l’éclair, blague aux deux secondes, a mille idées en tête et rigole à qui mieux mieux. Il y a de la joie de vivre dans cet entrepreneur aussi professeur d’acroyoga qui ne ressemble pas à un typique chef d’entreprise et pourtant… Comment a-t-il découvert cette discipline ? Qu’est-ce que l’acroyoga lui a apporté ? Parcours d’un hyper-entrepreneur audacieux.

Quand as-tu commencé le yoga?
David Côté : J’ai commencé le yoga à l’âge de 17 ans en Colombie-Britannique, c’est un hippie rasta sur la plage qui m’a appris la salutation au soleil, puis je m’y suis mis tout seul durant un an et en revenant à Montréal j’ai suivi des cours.
Il y a 3 ans, j’ai fait une formation en acroyoga d’une semaine avec Jason et Chelsea Magness de yogaslackers, ensuite la formation avec Eugène et Jessica au Studio Ashtanga yoga de Montréal, qui durait un mois, à raison de 6 jours/semaine; une véritable immersion de 6h30 à 17h, énergisante à fond.
Le but n’est pas de faire des culbutes ou de l’acrobatie. Dans le mot acroyoga, il y a le mot yoga. Pour moi, l’acroyoga est la deuxième phase du yoga. La première phase du yoga est l’intériorisation, c’est « toi avec toi », on apprend son corps, à se connaître, à calmer son cœur, on est surtout en communication avec soi-même. En acroyoga, toute cette communication, on l’expérimente avec une autre personne, on essaie de comprendre l’autre, et pour cela il faut de la patience, de l’empathie. Quand on donne des cours d’acroyoga, dans les couples ou les amis, le réflexe est de dire à l’autre : « tu ne fais pas cela correctement, tu devrais faire ainsi », on critique si vite l’autre.
Apprendre à être en symbiose avec l’autre personne est un défi énorme. Je trouve que c’est une métaphore relationnelle de communication pour tout en général. La façon dont on se comporte en acroyoga est la même que notre façon d’être dans la vie, c’est vraiment une réflexion exacte.
Pas besoin d’une acrobatie vraiment dure, dès qu’il y a une danse entre 2 individus qui inclut des postures de yoga, c’est de l’acroyoga. Le but est de jouer et prendre soin de son corps. C’est de l’improvisation corporelle dans l’espace avec l’autre, et une recherche du beau.

Qu’as-tu trouvé de plus dur?
David Côté : Faire confiance et lâcher-prise. Je fais surtout la base, celui qui soutient. Faire confiance aux autres n’est pas naturel chez moi, je suis plutôt un leader qui prend les devants, j’organise les événements avec mes amis, j’ai un côté paternel et ça a paru tout de suite en acroyoga. Mais tu peux dépasser tes limites dans tes faiblesses. Pour moi, faire la base c’est confortable donc facile, par contre embarquer sur des gens, me laisser la tête en bas fut difficile. On fait vraiment face à des peurs.

Faut-il être à l’aise avec le toucher?
David Côté : Pour certaines personnes, ça peut-être épeurant et donc thérapeutique. Moi je suis très tactile alors ce fut facile. En tant que professeur de yoga, il y a une éthique, il ne faut pas trop toucher. Le meilleur professeur de yoga est celui qui guide en touchant le moins. Beaucoup de professeurs veulent être proches pour répondre à leurs besoins kinésiologiques, or certains élèves n’aiment pas cela.

As-tu eu des accidents?
David Côté : Non car j’ai pris mon temps. Si tu es impatient, tu vas te blesser. J’ai eu des bons professeurs et j’ai appris à aller doucement. Si j’avais voulu voler tout seul comme sur YouTube, je me serais blessé. On chute, mais on apprend à tomber avant de monter en haut. Et on est toujours 3 personnes, la troisième personne (le spotter) étant autour du duo pour prévenir une éventuelle chute, c’est un rôle tellement important, il ne faut pas partir dans la lune, mais être présent à l’autre. Cette personne n’est pas censée toucher les autres tout en étant très proche, elle doit attendre et savoir quand elle va intervenir. Les 3 personnes bougent toutes ensemble comme dans une danse. Avec Eugène et Jessica, il y avait un côté créatif; faire des formes avec les corps, utiliser une chaise, faire une posture à 6 personnes. Le yoga c’est l’intériorisation et l’acroyoga c’est l’expression.
Et je trouve que plus notre pratique est saine, plus on créé de l’espace dans sa vie, dans son corps et plus on aura de la place pour recevoir de l’inspiration et de la créativité. Et c’est quand tu inventes des choses que tu te sens vraiment bien. En yoga, en général c’est très directif, on nous dit « la posture devrait être ainsi, faire une rotation interne ici, placer le gros orteil là », et en acroyoga on sort de cela, car le reste est acquis.

Quel est ton parcours professionnel?
David Côté : Après avoir planté des arbres pendant 7 ans en Colombie-Britannique tout en voyageant, à 24 ans, avec Matthieu Gallant, on a démarré Kombucha-Crudessence pour apporter l’alimentation vivante (crue) de la Californie au Québec. Je n’ai rien inventé, j’ai juste emmené ici l’alimentation vivante. On a commencé avec la livraison de boîtes à lunch, on a gagné des bourses et des concours et, comme on donnait des cours de yoga dans nos locaux, on a aussi créé une communauté de yoga autour de nous. Le bio commençait à peine à être connu, c’était le désert alimentaire au Québec. Au bout d’un an, on a ouvert le premier comptoir Crudessence sur la rue Rachel, ensuite l’académie culinaire qui donnait des cours de cuisine d’alimentation crue, puis j’ai écrit des livres et maintenant je donne surtout des conférences. On est maintenant la plus grosse chaîne d’alimentation vivante. Crudessence nourrit en tout 1 200 personnes par jour. Présentement, je suis sur le projet Loop qui crée des jus à partir de légumes jetés par les distributeurs mais qui sont encore bons àconsommer. Ma nouvelle mission est axée sur le gaspillage alimentaire.

Comment le yoga t’a-t-il aidé dans la vie?
David Côté : À partir de la 4ème année de Crudessence avec 50 employés, je vivais un stress infini, énorme. Je n’avais plus le temps de faire du yoga, même si chaque fois que j’y retournais, je trouvais que c’était tellement rafraichissant. L’acroyoga m’a aidé, car c’était axé sur le jeu que j’avais perdu à mon travail. Il fallait que je trouve une façon de jouer, et finalement, c’est l’acroyoga qui m’a ramené au yoga. J’ai toujours eu de la misère à méditer. J’ai fait Vipassana 2 fois, je me suis dit que j’y retournerais à 75 ans quande je n’aurais pas besoin de bouger.
Fin grd encadré

OÙ le pratiquer

À Montréal
Acro-Yoga www.acroyoga.com
Ashtanga Yoga www.ashtangamontreal.com
Soham yoga www.soham-yoga.com
Studio Flow Space
Zéro Gravité www.zero-gravite.ca

À Québec
Roc Gym
www.aventurex.net

Post Author: yogamond

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